Coûts

Le coût total a été estimé il y a près de 10 ans. Pour la phase 1 (Montpellier Béziers) il est de 2,04 milliards (Mds) d’euros. Le coût total pour la phase 2 (Béziers-Perpignan) est de 4,08 Mds d’euros.

Le coût total pour le projet dans son intégralité est donc de 6,12 milliards d’euros. Cela représente un coût d’environ 40 millions d’euros par kilomètre de voie ferrée construite. Ou bien 340 millions d’euros par minute gagnée pour les voyageurs TGV entre Montpellier et Perpignan.

Sète Agglopôle Méditerranée participe à hauteur de 12,4 M€ soit l’équivalent de 300 000 euros par an sur 40 ans.

Attention ! Il est très probable que ces coûts prévisionnels explosent ! D’après un récent rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures (commission placée auprès du premier ministre), une dépense de 1€ en 2021 est augmentée de 21% en euros courants si elle est réalisée en 2023, de 25% en 2024, de 28% en 2025, de 30% en 2026, de 33% en 2027. On peut donc tabler sur un coût non pas de 6,12 Mds d’euros, mais plutôt, au minimum, de 8 milliards d’euros.

À titre de comparaison, en 2024, le budget du ministère de la Justice est de 10,1 milliards d’euros.

Un coût élevé pour la Région

Le coût de cette phase estimé initialement à 2,04 Mds d’euros va lui aussi augmenter et se situer au-dessus des 3 Mds d’euros. Les collectivités territoriales contribueront à hauteur de 40%. Avec une influence inéluctable sur la fiscalité locale.

Compenser !

Le Ministère de la transition écologique écrit, en février 2022 : « Dans la conception et la mise en œuvre de leurs plans, programmes ou projets, il est de la responsabilité des maîtres d’ouvrage de définir les mesures adaptées pour éviter, réduire et, lorsque c’est nécessaire et possible, compenser leurs impacts négatifs significatifs sur l’environnement ». 

Les mesures prises (?) pour « éviter » et « réduire » ne sont pas connues à ce jour. Mais l’ampleur des impacts et dégâts inhérents au tracé permet d’imaginer les compensations promises et celles qui s’imposeront au fil de l’avancée du projet. Toutes viendront s’ajouter au coût global (les modalités et fléchages de ces compensations ne sont pas définis à ce jour)

Que restera-t-il pour financer les mobilités de proximité ?

On peut se poser la question…

Car les choix de financement actuels privilégient les liaisons entre métropoles.

Car le Gouvernement s’évertue aussi à satisfaire les règles de l’Union européenne. Le 4/09, le Trésor Public a estimé qu’il faudra 110 milliards d’euros d’économie pour respecter les exigences de Bruxelles.