Qui sommes-nous ?

État et SNCF veulent créer une ligne nouvelle à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan (LNMP), dont le tracé menace l’écosystème du Bassin de Thau.

L’association Alerte LGV Thau, basée à Poussan, rassemble des citoyens de diverses communes du Bassin de Thau, de l’Hérault et d’Occitanie.

ALT demande une révision du projet. ALT s’est d’abord constituée pour obtenir un autre tracé, moins coûteux, plus écologique et plus respectueux de la qualité de vie des citoyens. Mais le contexte (coût exorbitant, submersion marine, desserte locale) nous mène aujourd’hui, à demander, avec plusieurs Maires de l’Agglopôle, UN RÉEXAMEN GLOBAL DU PROJET.

D’autres dessins vous attendent dans la rubrique L’oeil de Gilles Godinat

De quoi parlons-nous ?

  • Un projet qui date des années 1990. Il a été repoussé, puis repris, puis repoussé, au gré des choix faits par divers élus et dirigeants… C’est un projet d’un autre temps.
  • En 2009, imagination de plusieurs scénarios :
    • une ligne nouvelle pour les seuls trains à grande vitesse, à 320 km/heure
    • une ligne nouvelle mixte, à 220 km/h
  • Projet relancé en 2019 avec 2 phases prévues :
  • Sur la zone du bassin de Thau, voici le tracé prévu (trait orange) :

Des impacts nombreux, sévères et durables

  • sur la ressource EAU
  • sur l’écologie, la biodiversité, l’agriculture et le paysage
  • sur les mobilités
  • sur l’économie et la fiscalité locales
  • sur la qualité de vie des habitants

Seize captages d’eau potables seront traversés par la LNMP. Entre autres menaces sur la nappe phréatique, l’implantation de viaducs :

Ses piliers seraient implantés directement dans la zone du captage principal d’Issanka, lieu-dit sur la commune de Poussan. Ce captage alimente en eau la ville de Sète et de nombreux habitants du Bassin de Thau

La zone se situe entre la D613, grande voie passante et la D2, dans sa portion reliant Gigean à Balaruc.

Le trait orange est le tracé prévu par la SNCF. En plein coeur des bassins hydrauliques.

Outre le risque de dégradation de la qualité de l’eau, le chantier dévastera le site d’Issanka.

<- Le bâtiment central de la source d’Issanka. Construction bien connue des habitants des communes limitrophes de l’étang de Thau. La Vène coule juste derrière le bâtiment, au milieu d’un parc magnifiquement arboré.

« L’eau d’Issanka, quand on l’a tétée, on peut plus s’en sevrer ! » (Wiki)

Dans notre recours au Conseil d’Etat contre le projet de LNMP, en 2023, nous avons bien sûr attaqué la SNCF Réseau sur ce point crucial pour la qualité de l’eau que TOUS les habitants du Bassin de Thau boivent quotidiennement

Réponse de SNCF Réseau : « des études sont en cours sur la nappe phréatique d’Issanka, en lien avec un hydrogéologue agréé, l’Agence régionale de santé et Sète Agglo ».

Où en sont ces études ? La question reste sans réponse à ce jour.

Sur la carte ci-dessus figure aussi le Viaduc de Poussan, qui menace aussi le site et l’écosystème.

Au moins 21 m de haut, soit un immeuble de 7 étages !

1,4 km de long, soit une énorme emprise sur le paysage.

Et dans le sous-sol !

Le viaduc passe tout près de la Crique de l’Angle, haut-lieu de biodiversité. Voir « Poussan » dans Questions & Réponses

Barre dans le paysage, piliers dans le sol, menace sur la nappe phréatique, nuisance sonore et dégradation irréversible du paysage.

Un viaduc similaire existe près d’Aix en Provence, le viaduc de Ventabren qui permet de se faire une idée de l’ampleur d’un tel ouvrage ( cliquez sur ce lien )

Grande vitesse (320 km/h) signifie : pas de contournement des zones sensibles !

  • perturbation sévère de l’écosystème sur des kilomètres
  • modification du régime des vents et du microclimat
  • imperméabilisation des sols
  • traversée de plusieurs sites Natura 2000 et de 25 zones écologiques 
  • 2000 hectares d’espaces naturels et agricoles détruits / neutralisés
  • menaces sur la biodiversité : 800 espèces impactées 

Durée du chantier = 8 à 10 ans. Compensation des gaz à effet de serre émis durant la période en : 240 ans !

Le massif de la Gardiole sera grandement impacté par ce projet :

Création d’un tunnel d’environ 370 mètres sous la Gardiole

Passage sur la Gardiole au niveau de Gigean, site classé en zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. (ZNIEFF)

Dénaturation, dégradation et DÉCLASSEMENT du site. Promoteurs immobiliers à l’affût.…

   >>> Menaces sur la Voie Domitia

Ensevelissement d’une partie de la Via Domitia, classée monument historique. Voir « Loupian Mèze » dans Questions & Réponses

En Gare de Sète : dans un premier temps, il restera seulement 1 TGV, au lieu de 5 actuellement. Dans l’avenir, il n’y en aura sans doute plus aucun.

Conséquences pour les habitants du Bassin de Thau et les touristes : 

  • ré-enclavement de Sète 
  • temps de trajet de Sète à Montpellier Sud de France par les transports en commun =  1h30  ! 
  • davantage de circulation automobile :  coûts de parking, carburant, encombrement, pollution, nuisances sonores

Faible desserte SNCF +  dégradation du site = perte d’attractivité de Sète et du Bassin de Thau 

  • Moins de touristes
  • Impacts sur activité thermale : 30% au moins des curistes viennent en TGV
  • Impacts sur les activités liées à la nature : le tracé mettra en difficulté agriculteurs, viticulteurs, ostréiculteurs, oléiculteurs, éleveurs, apiculteurs, car les terres annexées subiront les ravages et les dégâts de la LNMP
  • Dévalorisation des patrimoines fonciers et immobiliers

Le financement = Impôts locaux en hausse !

  • Devis initial total = 6 milliards d’€. 
  • dont tronçon Montpellier-Béziers = 2 milliards d’€ 
  • Europe : 20%,  État : 40%, Collectivités locales : 40%. – voir la page Coûts

Attention ! Le projet suit son cours…. Il faut agir sans tarder et sans relâche.

  • les impacts écologiques directs et irréversibles 
  • le principe de compensation financière, seule réponse de l’État à ce jour
  • les choix contre-productifs pour le fret et l’émission de gaz à effet de serre
  • les transferts massifs de charge financière vers les collectivités et les contribuables
  • les effets systémiques désastreux pour l’économie et le patrimoine locaux
  • l’obstination à privilégier l’accélération et le quantitatif, au détriment du qualitatif
  • les dénis de démocratie  

Une vitesse de 220 km/h sur un tracé moins rectiligne (près de l’autoroute A9). Il aura des bénéfices évidents !

  • une meilleure insertion dans le territoire
  • la préservation des zones sensibles 
  • du FRET de Perpignan à Montpellier et au-delà
  • moins de consommation d’énergie
  • une économie de 1,3 milliard d’euros, à investir plutôt dans les transports de proximité (lire aussi la page Coûts )

Même à 220 km/h, le gain de temps de la LNMP pour les voyageurs sera toujours très appréciable : 30 minutes entre Perpignan et Paris, au lieu des 40 minutes prévues par le tracé actuellement envisagé. 

Nous agissons d’abord en défense légitime de l’intérêt des habitants de Thau, de l’Hérault et, plus largement, d’Occitanie.

Au-delà, notre propos questionne le politique et le citoyen : en 2024, comment peut-on encore concevoir de « compenser » la perte d’une ressource en eau ? La destruction d’espaces naturels ? La disparition d’espèces ? 

Notre action s’inscrit dans un mouvement pour le respect du vivant et de la biodiversité, pour une nouvelle approche des ressources et des priorités, pour la préservation d’activités liées à la nature et respectueuses de celle-ci, pour la réponse aux attentes des citoyens en termes de qualité de vie, de mobilité et de préservation de leurs patrimoines. Pour eux-mêmes et pour les générations futures. 

  • Relayer nos actions dans les réseaux
  • Sensibiliser vos relations et vos élus
  • Recruter de nouveaux membres 
  • Tenir des réunions publiques 
  • Participer à notre communication
  • Développer ALT

Nous écrire à alerte.lgv.thau@gmail.com

Ou via notre page Facebook = https://www.facebook.com/AlerteLgvThau

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